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Mesurer la coopération Sud-Sud est essentielle pour le développement durable

Traduction générée par intelligence artificielle.

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La coopération entre les économies en développement s’est fortement accrue au cours des dernières décennies, mais une grande partie demeure invisible dans les données, n’étant pas prise en compte par les indicateurs traditionnels du développement.

A worker harvests coffee in the city of Itabela, Brazil.
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© Shutterstock/Joa Souza | un ouvrier récolte du café dans la ville d'Itabela, Brésil.

Les flux commerciaux et d’investissement entre économies en développement ont connu une forte hausse au cours des trois dernières décennies. Aujourd’hui, les pays du Sud occupent une part croissante du commerce mondial, de la production et de l’investissement direct étranger.

Ces progrès sont liés à la coopération Sud-Sud, qui s’est élargie tant en envergure qu’en ambition. Mais un enjeu central demeure : une grande partie reste invisible dans les données.

Saisir comment la coopération entre pays en développement se traduit en soutien financier, ainsi qu’en assistance technique et en nature, est essentiel pour comprendre sa contribution au développement durable.

Les indicateurs traditionnels du développement ont été conçus pour suivre les flux Nord-Sud. Ils n’ont pas été élaborés pour refléter la complexité du soutien financier et non financier entre économies en développement.

C’est cette lacune qu'’ONU commerce et développement (CNUCED) aide les pays à combler grâce à son projet Mesurer la coopération Sud-Sud pour les objectifs de développement durable (ODD).

Les premières données soumises par neuf pays pilotes révèlent des niveaux significatifs de coopération Sud-Sud.

Ce travail répond à la demande des dirigeants lors du Forum de coopération Sud-Sud d’ONUCTAD16 visant à renforcer les données nationales détenues par les pays pour la définition des priorités, les partenariats stratégiques et la prospérité partagée.

Capturer toute la palette de la coopération, au-delà des bilans financiers

Cette initiative s’appuie sur un Cadre conceptuel pour la mesure statistique de la coopération Sud-Sud volontaire — élaboré par le Sud, pour le Sud, avec l’appui de l’ensemble du système des Nations Unies.

Le cadre offre une méthode commune pour permettre aux pays en développement de mesurer et de rendre compte des activités conduites par les gouvernements à des fins de développement durable ou humanitaires et de nature concessionnelle. Il définit les critères de la coopération Sud-Sud, classe les différents types et aide les pays à collecter des données comparables selon trois modalités principales — au-delà de ce qui figure dans les bilans financiers :

  • Modalités financières — subventions, prêts, lignes de crédit, appui budgétaire
  • Modalités non financières monétisées — assistance technique ou services valorisés en termes monétaires
  • Modalités non financières mesurées en unités non monétaires — séances de formation, envois d’experts, bourses, transferts d’équipements, échanges de politiques publiques

La majorité de la coopération Sud-Sud est restée dans la région

Les premières données soumises par neuf pays pilotes d’Amérique latine et des Caraïbes pour l’indicateur ODD 17.3.1 — qui suit les ressources financières supplémentaires mobilisées en faveur des pays en développement — révèlent des niveaux significatifs de coopération Sud-Sud.

Le Brésil a signalé le montant le plus élevé de soutien monétisé sur une année, avec 159 millions de dollars en 2022. Le Mexique suit, avec 43 millions de dollars versés la même année.

En moyenne, 85 % du soutien monétisé est resté au sein de la région, avec le Venezuela et l’Argentine en tant que principaux bénéficiaires.

Most South–South cooperation from Latin American countries stays in the region

Les pays africains ont reçu 10 % de l’aide totale, tandis que les économies en développement d’Asie et d’Océanie en ont obtenu 5 %.

La majeure partie du soutien a été attribuée à d’autres pays en développement, les pays les moins avancés ne représentant que 8 %.

La majorité de la coopération Sud-Sud est non financière

La coopération Sud-Sud va au-delà de l’appui financier, tel que les subventions pour des objectifs de développement ou humanitaires, les transferts directs d’argent dans des programmes sociaux, et l’appui non financier pouvant être monétisé.

Elle prend aussi la forme de soutien non monétisé qui ne peut être évalué en termes financiers.

Pratiquement toutes les activités de coopération Sud-Sud (99 %) rapportées par les neuf pays pilotes d’Amérique latine et des Caraïbes sont non financières.

Environ une sur sept (14 %) n’est pas monétisée, consistant en la fourniture de biens et matériaux, aliments ou médicaments, ainsi qu’en l’envoi d’experts ou de spécialistes dans le cadre de projets de coopération technique.

South-South cooperation is mostly non-financial and often non-monetized

L’Argentine et l’Uruguay, par exemple, ne déclarent que des flux de coopération Sud-Sud non monétisés. Cela met en lumière le rôle important du soutien en nature entre économies en développement.

Les bourses, principal instrument de coopération Sud-Sud

Les bourses constituent le premier instrument de coopération déclaré par les neuf pays d’Amérique latine et des Caraïbes. En moyenne, ils ont organisé 1 433 activités liées aux bourses chaque année.

Scholarships are the primary instrument of South-South cooperation

Bien que les bourses aient presque toutes été fournies en termes monétaires, d’autres instruments de coopération non monétaire fréquents comprenaient la formation et l’assistance humanitaire.

Données, clé de la prospérité partagée

Grâce à son projet mondial sur la quantification de la coopération Sud-Sud, la CNUCED aide les pays à combler un déficit systémique de données qui est crucial pour le développement durable.

Ce travail requiert des systèmes statistiques nationaux renforcés, l’intégration des données sur la coopération Sud-Sud dans les stratégies de développement durable, des partenariats plus approfondis entre économies en développement ainsi qu’un financement et un appui au développement durables.

Mesurer la coopération ne se limite pas au comptage des transactions. Il s’agit de permettre aux pays du Sud de concevoir, ensemble, leurs propres trajectoires vers un développement durable, inclusif et résilient.